Programme de la saison 2018-2019

Le vendredi 30 novembre et le samedi 1er décembre à 20H30

 

Laurent Flutsch : Le ravage de l’ennui chez les oursins 

 

Outre l’angoissante question des oursins, le spectacle aborde aussi des sujets moins graves, comme l’existence de Dieu.
Il évoque par ailleurs le scandale du lapin en chocolat, condamne les orteils, établit l’influence de la rotation terrestre sur le morse, démontre l’impact géopolitique du cabas à commissions, décrit les effets du feu rouge sur la santé mentale, précise la portée religieuse de l’éternuement, critique les choix existentiels du pingouin, aborde l’invention de la passoire et bien d’autres problèmes fascinants, tout en dénonçant le requin-marteau, Darwin, les endives, Beethoven, le cervelas, le poil aux mollets et les énumérations inutiles.
 

Grison de souche mais surtout Vaudois de cep, il assume la double fonction d’archéologue directeur de musée (face A) et d’humoriste satiriste (face B).
Il partage donc son activité entre les vestiges du passé et les vertiges du présent.

Du mardi 11 au samedi 15 décembre à 20h

Le Tabouret, de Romain Nicolas Par les Amis Savoureux

 

C’est un récit moderne qui parle de sexualité, de mal-être, de la misère du couple traditionnel, le tout dans un contexte absurde, avec la personnification d’objets du quotidien qui viennent bouleverser la vie des deux protagonistes. Le texte est riche en jeux de mots qui n’ont absolument aucun sens et il laisse beaucoup de liberté de jeu, les onze personnages pouvant être des humains, des marionnettes ou d’autres choses encore… Et c’est qui nous plait le plus dans ce texte : il nous donne énormément de possibilités pour explorer des techniques de jeu telles que le clown, le bouffon, le mélodrame ou encore les marionnettes.

 

Le Collectif des Amis Savoureux

Nous sommes trois jeunes comédiens, tout juste sortis de nos écoles respectives et avides de créer notre propre travail. Nous sommes amis de longue date et nous nous étions dit que l’on travaillerait ensemble une fois nos études terminées. Ce temps est maintenant venu, et nous désirons créer quelque chose de spécial. Un collectif qui fait du théâtre drôle et intéressant, sans metteur en scène, en travail horizontal, car nous pensons avoir chacun des éléments uniques à apporter au travail.

LE TABOURET est notre premier projet, mais nous comptons créer plusieurs pièces en 2019 afin d’avoir un répertoire à tourner et à amener dans différents théâtres et festivals en Suisse, en France et plus internationalement si nous pouvons nous le permettre.

Nous avons soif d’être sur scène, avec notre propre langage, celui que nous avons développé seul, et celui qui nous uni : le langage de l’amitié savoureuse. 

Du jeudi 11 au vendredi 12 janvier 2019

Par le Boudu De et par Bonaventure Gacon

 

Il a un peu mal au cœur, trop bu… sans doute le foie, les petites bières ou peut-être le cœur lui-même, son pauvre cœur d’ogre, ou bien cette satanée rouille qui inexorablement agit sur toutes choses, sur les poêles, les cœurs et le reste… Enfin, il faut bien se remettre au boulot, aller voir les bons petits gars et les petites filles, siroter quelques verres, regarder les couchers de soleil, se faire des petits gueuletons et puis être méchant du mieux qu’on peut. Faut bien vivre.

 

Avec une justesse de ton remarquable et un registre de jeu exceptionnel, sans écarter d’excellentes capacités d’acrobatie, Bonaventure Gacon offre à son Boudu une belle place dans le monde des clowns. Il le sort de la figure traditionnelle, lourde en lieux communs, pour inaugurer une poésie brute, vraisemblablement neurasthénique.

Du mercredi 6 au dimanche 17 février à 19h30,
relâche le lundi 11 février

Dans la peau d’Elisa, de Carole Fréchette

Mise en scène Elsa Anzules

Avec Christine Aebi

Une femme seule, assise devant nous. Une femme de chair, d’os et de sang, qui se livre à un étrange rituel.

Avec délicatesse, elle raconte des histoires d’amour. Des histoires vraies qui sont arrivées dans des lieux précis d’une ville précise. Elle insiste avec minutie sur tous les détails intimes :

le coeur qui bat, les mains moites, le souffle court, la peau qui frémit sous les doigts. Tour à tour, elle évoque le souvenir de Sigfried qui était fou, de Jan qui voulait tout et tout de suite, d’Edmond qui l’attendait sous les arbres l’après-midi et aussi de Ginette qui était boulotte et

d’Anna qui lui a dit les choses qu’on rêve d’entendre…

Qui est-elle, cette femme au passé multiple et pourquoi raconte-t-elle tout cela ? Elle parle avec fébrilité, comme si elle était en danger, comme si son coeur, sa vie, sa peau en dépendaient.

Peu à peu, à travers ses récits, elle révèle ce qui la pousse à raconter et livre le secret insensé qu’un jeune homme lui a confié, un jour, dans un café…