Saison 20-21

Chères spectactrices, chers spectateurs,  

 

Notre petit théâtre est fermé jusqu’à nouvel avis...

 

Du samedi 30 janvier à 20h au dimanche 31 janvier à 17h.

50

de et avec Siriki Traoré et Mohamed Koné
mise en scène Kamel Zouaoui

De retour au Théâtricul après leur succès au festival d’Avignon.

Deux jeunes migrants sans papiers sont convoqués à la préfecture de police pour récupérer leur récépissé de demande de régularisation. L’attente dans ce couloir du temps est longue. Les deux jeunes majeurs en profitent pour exhumer de leur mémoire quelques souvenirs d’ici et d’ailleurs. Ils se racontent entre rêves et espoirs, et nous offrent un grand moment d’humanité et démontrent que les fins ne sont pas toujours celles qu’on attend.

Ce spectacle est né de la rencontre entre Kamel Zouaoui, conteur et comédien, avec Mohamed et Siriki, deux jeunes migrants Malien et Ivoirien, aujourd’hui lycéens qui préparent un bac professionnel à Paris. De fil en aiguille, ce qui n’était au départ qu’un simple travail de mise en forme de quelques témoignages se transforme en un véritable spectacle qui les raconte, avec humour, finesse et pudeur.

BANDE-ANNONCE DU SPECTACLE

Une co-production des Fils du Zouave et du Théâtricul

Du mardi 9 au samedi 13 février à 20h, relâche le lundi. 

Etrange, mais gros baisers

Création, jeu : Leo Mohr 

Création lumière et son : Jean-Christophe Cerruti

Yeux extérieurs: Nathaly Leduc, Raphaël Archinard

“Durant une période où rien n’est concret et tout est incertain,

Leo Mohr vous propose un voyage à travers l’absurdité de nos vies actuelles en se raccrochant à notre seule constante: L’AMOUR.”

Dans les circonstances actuelles, je trouve très dur de rester créatif,
de rester actif, d’être frais, disponible, motivé et enjoué. Mon but est donc de créer un spectacle drôle et vivace avec le plus de contraintes possibles.  J-C Cerutti sera à la lumière pour m’obliger à bouger ou rester immobile selon ses envies sur le moment.  

Le décor sera une espèce de livre de pop-up à choix multiples, qui nous guidera à travers un spectacle différent chaque soir. Tout se décidera au coin-coin, ce jeu qui peut faire basculer des vies à l’école primaire. Et qui fera basculer la vôtre en cette semaine de Saint-Valentin. 

Préparez-vous à trouver l’amour, et si vous n’êtes pas prêt.e.s ou que vous l’avez déjà trouvé, venez quand même, vous y trouverez quand même votre bonheur

Par le Collectif des Amis Savoureux

Du mardi 2 au dimanche 7 mars
et du mardi 9 au samedi 13 mars à 20h, dmanche à 17h

Direction Critorium

de Guy Foissy

mise en scène : C. Laure Hirsig
jeu : Monica Budde, Charlotte Chabbey et Carole Schafroth
lumières : David Kretonic
son : Pierre Vonnet
graphisme : Bogdan Nunweiler

Trois femmes attendent un bus direction “Critorium”. Là-bas, dans une cellule capitonnée, elles pourront enfin crier ! Seules, évidemment… Mais le bus n’arrive pas et son insoutenable retard va délier les langues. 

La scène ne se joue pas ici et maintenant, mais presque. Nous voilà plongés dans l’ambiance rétro-futuriste d’un monde jumeau du nôtre, dans lequel se parler est suspect, crier interdit.

Entre absurde et cauchemar, Direction Critorium saisit avec humour les travers des personnages acerbes, captifs d’une impitoyable dystopie. Écrit à l’orée de la chute du mur de Berlin et de l’écroulement consécutif du bloc soviétique, ce texte a le rire jaune mais prophétique.

Le covid-19 a fauché l’élan de création de ce spectacle, qui aurait dû naître au printemps 2020, en plein confinement. Plus que jamais, ce huis-clos en trio fait un écho retentissant aux fléaux qui rongent discrètement mais sûrement, nos sociétés contemporaines.

 Par la Cie Laktosefrei

Du mardi 16 au samedi 20 mars à 20h

Une tête de nuage

d’Erri De Luca

conception et jeu : Myriam Sintado et Pierre-Philippe Devaux

A la manière de deux conteurs, Myriam Sintado et Pierre-Philippe Devaux interprètent les nombreux personnages de ce texte et nous entrainent dans le récit de l’étrange destin de Iosèf et Miriàm, les parents d’un non moins étrange fils, Ièshu.

Une femme, Miriàm. Un homme, Iosèf. Un jeune couple d’amoureux. Ils se sont rencontrés en Galilée. Quand Miriàm annonce à son fiancé qu’elle est enceinte et pas de lui, Iosèf ne la dénonce pas aux autorités, comme la loi le prescrit. Il l’aime. Il croit en sa parole et il la défendra jusqu’au bout, même si l’exil et le rejet sont au rendez-vous.

Deuxième volet de la série commencée avec Au nom de la mère, Erri de Luca, explore dans Une tête de nuage les liens au sein du couple parental. Homme engagé et sensible à la condition des plus précarisés, il met en perspective cette histoire fondatrice avec la réalité du monde d’aujourd’hui.

« Erri de Luca ne pouvait passer à côté du « plus jeune fugitif du monde ». (…). Il se refuse à toute lecture transcendante et fait de Ièshu, de ses parents, des personnes dont les actes ont un sens dans le monde contemporain. »

L’Humanité, 24/5/2018

« Dans chaque nouvelle créature on cherche les ressemblances pour y voir quelqu’un qu’on a précédemment connu. Au lieu de ça, elle est merveilleusement nouvelle et inconnue. Chaque nouvelle créature a le visage des nuages. »                                                                                 

Lien teaser :

https://www.dailymotion.com/video/x7qqudh

Par la Cie Avec des si… 

Du mardi 13 au samedi 24 avril à 20h, relâche le lundi. 

Les voyageuses

conception et jeu : Carole Bruhin et Marie Probst
mise en scène : Dimitri Anzules
lumières : Claire Firmann
décors : Christian Métraux

Certaines femmes n’ont pas attendu le droit de vote, ou celui de porter des pantalons mais ont osé tenir tête aux carcans imposés et partir à la conquête du monde ! »

Carole Bruhin et Marie Probst, le duo du Collectif Touche Noire, présentent leur nouvelle création : un spectacle inspiré par les grandes voyageuses de l’histoire.

A travers leurs récits, leurs poèmes, leurs carnets de route, leurs correspondances, nous découvrons le courage, la détermination, la soif de liberté dont sont pétries ces grandes aventurières.

En passant par les déserts, les hauts sommets, les océans, mais aussi dans la rue juste à côté, vous partirez dans des contrées d’émotions en textes et en chansons.

Carole et Marie vous emmènent comme elles savent si bien le faire, avec complicité, humour et sensibilité dans leur voyage particulier.

Site internet : touchenoire.ch

Facebook : collectiftouchenoire

Extraits du spectacle précédent : https://youtu.be/RRjKhh6_Xzo


Par le Collectif Touche noire

Du mardi 27 avril au samedi 1er mai à 20h

Bantuïzm

par Wetu, avec Ted Beaubrun

Première partie : Ekwé

« Liberté ! » Cet appel désespéré, déchirant, soudainement lancé qui nous rappelle que si on l’appelle si fort, c’est qu’elle est si loin. A l’instar de Paul Eluard qui, au plus fort de l’Occupation, écrivait son nom partout, « sur les merveilles des nuits, sur le pain blanc des journées, sur les saisons fiancées, sur toute chair accordée, sur chaque main qui se tend… » ; à la manière des Negro Spirituals qui en avaient fait leur thème de prédilection dans l’enfer de l’esclavage ; Wetu clame, déclame, réclame et acclame la Liberté, pour nous en rappeler la cruelle absence. 

Il y a à boire et à songer dans BANTUÏZM, on y passe du rire au charme, car Wetu a des mots qui font voir et des images qui assourdissent. On croit venir l’entendre parler de lui, et c’est nous-mêmes qu’il raconte et peint : nous les exclu-e-s, nous les adulé-e-s, nous les égocentriques, nous les oublié-e-s, nous les blessé-e-s, nous les bienheureux-s-es, nous les solaires, nous les lunaires…

 Facebook : Le Passant

Instagram : @wetudepassage

Du mardi 4 au samedi 8 mai à 20h

Madame f

Mathilde Cloux (jeu)
Fabien Gysling (mise en scène)
Ernesto Morales (musique)

Madame f observe le monde des humains. Amusée par nos têtes rivées sur les écrans, nos vies rythmées par les notifications, happés par les vidéos de chats et bombardés par les publicités, elle tourne en dérision nos comportements sur les réseaux sociaux. Si ça fait rire, ça pique aussi. Petit à petit, elle révèle sans ménagement tout ce qui dérange et qu’on aurait préféré laisser au fin fond de notre insouciance. 

Un spectacle sauvage, drôle et acide, pour rire à pleines dents et s’en prendre plein la figure. Alors, vous participez ?

 

 

Photo : PEMimages

Du mardi 11 au dimanche 16 mai à 20h
le dimanche à 18h
 
Bertolt Brecht : Pensées

Poèmes, ballades, récits, légendes, chansons

Un spectacle de Jean-Louis Hourdin, Philippe Macasdar et Karin Quintana

“Nos mères ne nous ayant pas
Mis au monde pour la souffrances
Nous nous sommes fait le serment
Tous ensemble de vivre heureux”.

Bertolt Brecht est né à Augsbourg en 1898. Il est mort à Berlin-Est en 1956. 58 ans durant lesquels, il n’a cessé d’écrire des poèmes et autres textes non dramatiques. C’est ce versant, moins connu, de l’auteur de l’Opéra de Quat’sous et de Mère Courage que ce projet donne à découvrir. Des neuf volumes édités en français à L’Arche, depuis trop longtemps épuisés, deux comédiens et une musicienne vont extraire quelques pépites.

Cet exercice n’ira pas de soi. Lesquelles choisir, comment et pourquoi, il y en a tant et tant ? Leurs hésitations en disent long à la fois sur eux et sur Brecht, le jeune, le vieux, le fils, l’amant, l’infidèle, l’asocial,
l’expressionniste, l’exilé, le chercheur, le marxiste, l’épique, le pathétique, le conteur…

De cette joute, faite d’accords et de désaccords, de tristesse et de joie, s’esquissera le portrait éclaté d’un artiste en perpétuel débat avec luimême et avec le monde.

Colporteurs de mots, clochards des plateaux, des rimes en poche, de la prose au coeur, c’est à une dérive dans « l’archipel Brecht » à laquelle nous vous convions.

Philippe Macasdar

 

Du jeudi 20 au dimanche 30 mai à 20h, relâche le lundi. 

E la nave va
de Stéphane Michaud

mise en scène : Stéphane Michaud
jeu : Pierre Hauser et Olivier Leutke
création sonore, musique et chansons : Emmanuel Bouvier

Deux amis, leur vie bien remplie, décident de partir ensemble six mois en voyage.

Or, sur le quai de la gare, l’un prend un train vers l’ouest, l’autre un autocar vers l’est… 

Ils entament alors, chacun de leur côté, un demi-tour du monde jusqu’à Whangamata en Nouvelle-Zélande…

 Là-bas, ils ont prévu de se retrouver pour répondre à une question qui les taraude depuis longtemps…

Dans l’intervalle, ils s’écrivent…


Par la Cie Cyparis Circus

Du mardi 1er au dimanche 6 juin à 20h, dimanche à 18h

L’étendoir, écho d’un lavoir collectif

Conception et adaptation : Tamara Lysek et Alicia Packer
Co-écriture : Océane Forster
Jeu : Alicia Packer
Lumières et scénographie : Keyne Motte
Regard externe : Julien Barroche
Son : Trilog – Eric

Il y a un âge auquel on rencontre sa mère, plus ou moins tôt et plus ou moins chaotiquement, mais toujours dans le fracas d’une idole qui choit.

Une femme s’essore le crâne, repasse son ventre, et quelques circonvolutions de son cerveau. Dans le sous-sol de son immeuble, perchée sur la machine à laver, elle pose sur la sellette la figure de sa mère. Et puis tant qu’à laver à grande eau les mythes de son adolescence, tout y passe : sa féminité, son héritage physique et idéologique et cette question qui revient inlassablement, posée en défi : la libération sexuelle est-elle possible ?

Dans trois pièces et demie et une buanderie, il y a l’utopie de faire naître un grand besoin de mutualisme qui envahirait les culottes et les bouches.


Par la Cie Porte-Bagages

 

Du mardi 8 au dimanche 13 juin à 20h, dimanche à 18h 

Rhinocéros à l’oignon

de et avec Nathaly Leduc, Imogen et Ramona Karcher

Et s’il n’y avait rien en réalité ? Rien, qu’à la fin c’est tout. Comme si on peut faire tout à partir de rien, ou si on peut transformer rien en tout !

C’est comme ça que les médias fonctionnent, n’est-ce pas ? Ils sont capables … Mais je peux voir à travers tout cela !  Je ne suis pas influencé par l’opinion des autres. A quoi ressemble un Rhinocéros de toute façon ? J’imagine une corne, mais ils peuvent aussi avoir deux cornes, n’est-ce pas ? Peu importe…allons prendre un café et continuons à vivre comme si nous n’étions pas concernés.  

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où les médias sociaux et les hyperconnectivités créent des réalités contradictoires. Dans cette pièce, nous recontextualisons les Rhinocéros de Ionesco, écrits en 1959 à la vue de la montée du fascisme.  Avec des personnages absurdes et de l’humour, nous réfléchissons, rions et créons ensemble.

Nous décortiquons les Rhinocéros en forme d’oignon.

Par la Cie Coco Hanke

 

Du jeudi 17 juin au dimanche 4 juillet à 20h, relâche le lundi. 

Morrison’s blues

de Dominique Ziegler 

Jeu : Ludovic Payet et David Valère 

Ce texte raconte la rencontre fictive entre Jim Morrison et un bluesman noir, en 1969, au cours de laquelle les enjeux politiques et culturels de l’époque sont abordés sans fioritures… quitte à écorner le mythe du chanteur des Doors….

Le dispositif scénique reflétera le côté brut de cette confrontation. Un espace qui symbolise un trottoir ou une rue crasseuse américaine, et au loin la lumière jaunâtre d’un bar. Ce sera le cadre dans lequel ces deux marginaux symptomatiques de l’Amérique des années soixante, confronteront leurs points de vue et tenteront de percer le mystère Morrison.

La mal-nommée mondialisation n’est que l’expression triomphante du modèle économico-politique des USA. Un demi-siècle après la mort de Morrison, il est important de revenir sur le parcours de ce rebelle et sur les rêves que sa génération et lui portaient. 

Par la Cie des Associés de l’Ombre