Saison 2019-2020

INFORMATION CORONAVIRUS 

Cher Public,

Nous sommes désolés de vous annoncer que la saison est suspendue jusqu’à nouvel ordre. 

Cette décision participe bien entendu à essayer d’aider à contenir la diffusion du virus auprès du public, des artistes et de toutes les personnes qui fréquentent notre petit théâtre. 

 

 

CE SPECTACLE EST ANNULE 

Du vendredi 13 au dimanche 15 mars à 20h, le dimanche à 17h. 

Troisième nuit de Walpurgis  
ou l’installation du nazisme dans les esprits

de Karl Kraus
adaptation mise en scène et jeu : José Lillo

Rédigée de début mai à septembre 1933, cinq mois après l’arrivée de Hitler au pouvoir, la Troisième nuit de Walpurgis analyse l’installation du nazisme dans les esprits. Pour la première fois traduit en français en 2005, ce texte dense et labyrinthique travaille, sous la surface, des événements qui échappent à l’attention de l’historien ; il convoque la littérature et la poésie pour débusquer les responsabilités de ceux qui ont accepté et même demandé le sacrifice de l’intellect au service de la propagande, préparant librement le terrain à l’ensevelissement de l’humanité.

La vie de l’écrivain et journaliste viennois Karl Kraus (1874–1936), « le plus grand satiriste de la langue allemande” se confond avec l’inlassable bataille qu’il mena dans sa revue Die Fackel (Le Flambeau) contre la corruption de la langue et donc, à ses yeux, de la morale.

Salué à sa création en 2007 par le public et la critique, puis en 2009 lors d’une première reprise, puis en janvier 2012, Troisième nuit de Walpurgis est un défi lancé au théâtre : comment porter sur la scène une langue aussi radicale et ciselée ? 

“Comment pouvait-on prétendre en 1945 qu’on ne savait pas ? Kraus, en 1933, savait déjà tout.” Pierre Deshusses (traducteur de Troisième Nuit de Walpurgis).

 

 

 

CE SPECTACLE EST ANNULE  

Du mercredi 18 au dimanche 22 mars à 19h30, le dimanche à 17h.

Zoom

de Gilles Granouillet

mise en scène Roland Vouilloz
avec Joëlle Fretz

C’est l’histoire d’une femme qui élève son enfant seule. Une mère sans mère, qui a dû tout inventer. Au fil de ce spectacle, vous allez découvrir sa vie, son fils Burt et ce qui l’amène à vous parler ce soir. Parce qu’en général elle ne dit rien, les mots s’étouffent au fond de la gorge. Pendant une heure, Joëlle Fretz, fondatrice de la compagnie et actrice, vous bouleverse dans ce rôle. Intelligemment dirigée par Roland Vouilloz, qui signe la mise en scène, seule face à vous, elle se dévoile petit à petit, drôle et pathétique à la fois. Le texte est puissant, vous surprend, vous retourne. Ce n’est pas une pièce légère même si vous elle vous fera rire aussi. Cette oeuvre questionne les valeurs de notre société, au travers du parcours chaotique de cette dame que vous croisez peut-être tous les jours au coin de la rue… Un plateau de théâtre comme la plaque de verre d’un microscope. Une vie minuscule s’y raconte. Sans chichis.

“Bienheureux les fêlés car ils laissent passer la lumière” disait Michel Audiard.
Cette femme en laisse passer. A nous aveugler.”

Ce spectacle a été créé en 2016 à L’Etincelle-Maison de Quartier de la Jonction à Genève, grâce au soutien de l’Etat de Genève, du service culturel de la Ville de Genève, de la Maison de Quartier de la Jonction, et du mécénat des SIG.

Une production de la Compagnie Sur Les Planches

 

CE SPECTACLE EST ANNULE 

Du mardi 31 mars au dimanche 5 avril à 20h, le dimanche à 18h

Je suis Fassbinder

de Falk Richter

avec Catherine Demiguel, Anastasia Fraysse, Zacharie Heusler, Fjolla Muhaxheri, Thibaud Pedraja.

mise en scène Francesca Gattobigio

Comment changer le monde ? Au travers de la figure iconique de Fassbinder, grand cinéaste allemand impliqué dans l’art politique, Richter nous peint notre monde contemporain. En nous interrogeant sur nos fragilités, nos insécurités, nos doutes, nos amours, en somme sur nos vies. Tout cela entremêlés à une furieuse envie de comprendre les rouages de la société moderne pour répondre à la question centrale de Fassbinder : Comment détruire la société ? Autrement dit, comment en comprendre les mécanismes délétères et les éliminer pour que ça ne se reproduise plus.

Une création de la Compagnie Alavan

CE SPECTACLE EST ANNULE 

Du mercredi 22 avril au dimanche 3 mai à 20h, le dimanche à 17h (relâche lundi et mardi)

Direction Critorium

de Guy Foissy

avec Charlotte Chabbey,  Carole Schafroth et Monica Budde
mise en scène par C. Laure Hirsig

Femme 1, Femme 2, Femme 3 attendent un bus direction “Critorium”. Là-bas les attend une cellule capitonnée et insonorisée, dans laquelle on s’enferme pour crier. Seul(e) évidemment. Difficile de se retenir de crier, et encore plus de parler, quand on attend depuis longtemps, et que le bus tant attendu n’arrive pas ; un retard insoutenable qui va délier les langues et briser le silence. 

La parole des trois femmes va progressivement dévoiler les contours du microcosme dans lequel nous voilà pris ; un monde sous haute surveillance, dans lequel se parler est suspect, crier interdit. Un monde où la parole s’est tarie, et les coeurs asséchés. Ici, crier dans un isoloir une ou plusieurs fois par jour est le seul échappatoire, le signe d’une liberté bien illusoire.

La cocasserie de la situation du trio féminin dévoile une dimension métaphorique à la fois drôle et alarmiste. Ah oui, on a oublié de vous dire, la scène ne se joue pas ici et maintenant, mais presque… Nous voilà plongés dans l’ambiance rétro-futuriste d’un monde jumeau du nôtre, qui hésite entre l’absurde, le cauchemar, la comédie et la satire sociale

 

Une création de la Compagnie Laktosefrei

 

 Du vendredi 8 au samedi 9 mai à 20h

Mildred, chansons brésiliennes

Brésilienne, Mildred est bercée dès son enfance par les succès de la bossa nova et les airs de MPB (musique populaire brésilienne). Elle étudie le piano puis la guitare. C’est cependant c’est sa voix chaleureuse qui fait très vite le bonheur de ses proches, puis d’un public plus large dans sa ville natale d’Itapira et sa région, dans l’Etat de Sao Paulo. Dans un pays où la musique est reine, elle joue et chante avec différents groupes. Son timbre séduit les auditoires de différents festivals brésiliens où elle se produit avec ses amis musiciens. On peut relever les noms de Bitenka, Kalau, Beto Passarella (in memorian), Gustavo Giovelli, Wanderley Caversan, Nando Sabbag, entre autres.

Du mardi 12 au mercredi 13 mai à 20h

Cabaret franco-russe
Accueil avec zakouskis et vodka 

 

Ce cabaret est une rencontre entre deux personnes, une chanteuse russe et oudmourte,  Nadia Utkina et un pianiste et chanteur européen, Nicolas Reichel. Dans un cabaret de ce type, on chante en russe et en français, ou pleure parfois, on rit aussi, on tombe amoureux définitivement et on boit un verre de vodka. Et on chante la berceuse du cœur.

«  Il arrive dans la vie de chacun, que soudain, la porte claquée au nez s’entrouvre, la grille qu’on venait d’abaisser se relève, le non définitif n’est plus qu’un peut-être, le monde se transfigure, un sang neuf coule dans nos veines. C’est l’espoir. Nous avons obtenu un sursis. » Nina Berberova

Un sursis que nous vous invitons à savourer.

 

 Du vendredi 15 au dimanche 17 mai à 20h30, le dimanche à 17h30

Une belle fin de journée, avec le duo NPQ

Concert déconcertant.

avec Koko Taylor et Sylvain Fournier : multi-instruments.

Tous publics. Durée : environ 1h02


Le duo NPQ a été conçu en 2004 par Koko Taylor et Sylvain Fournier afin d’abolir l’idée selon laquelle “on ne peut pas faire n’importe quoi. 
Dès lors, ils se sont consacrés à cette mission authentique : faire n’importe quoi, mais correctement. Les concerts sont réalisés sur au moins une vingtaine d’instruments et ne comprennent strictement aucune barrière de genre ou de style.

 

www.duonpq.com

Du jeudi 4 au dimanche 14 juin à 19h. 
Le 6ème acte

écriture et mise en scène Stéphane Michaud
écriture et jeu Pierre Nicole

Que laisse-t-on quand on part ? A son enterrement, l’âme d’un comédien décide de reprendre la scène pour créer un dernier acte et dire l’importance dans sa vie de quelques textes emblématiques qui l’ont aidé, selon la formule d’Erasme, à « devenir homme ». Des morceaux de théâtre et de poésie qu’il met en lien avec sa propre trajectoire inscrite dans l’histoire d’un siècle. L’héritage du comédien est là, à travers ses mots qui éveillent la mémoire collective et nourrissent notre quête d’humanité dans l’homme.

Une création de la Compagnie Nicolprod