Saison 20-21

Chères spectactrices, chers spectateurs,  
 

Notre joli petit théâtre est fermé jusqu’à nouvel avis.

Dans l’intervalle, plusieurs compagnies occupent le plateau

pour la création de leurs spectacles. 

 

Actuellement en répétition au Théâtricul 

Direction Critorium

mise en scène : C. Laure Hirsig
jeu : Monica Budde, Charlotte Chabbey et Carole Schafroth
lumières : David Kretonic
son : Pierre Vonnet
graphisme : Bogdan Nunweiler

Trois femmes attendent une bus direction “Critorium”, Là-bas, dans une cellule capitonnée, elles pourront enfin crier ! Seules, évidemment… Mais le bus n’arrive pas et son insoutenable retard va délier les langues. 

La scène ne se joue pas ici et maintenant, mais presque. Nous voilà plongés dans l’ambiance rétro-futuriste d’un monde jumeau du nôtre, dans lequel se parler est suspect, crier interdit. 

Entre absurde et cauchemar, Direction Critorium saisit avec humour les travers des personnages acerbes, captifs d’une impitoyable dystopie. Ecrit à l’orée de la chute du mur de Berlin et de l’écroulement consécutif du bloc soviétique, ce texte a le rire jaune mais prophétique. 

Le covid-19 a fauché l’élan de création de ce spectacle qui aurait dû naître au printemps 2020, en plein confinement. Plus que jamais, ce huis-clos en trio fait un écho retentissant aux fléaux qui rongent discrètement mais sûrement nos sociétés contemporaines.  

Par le Cie Laktosefrei

 

Du mardi 13 au dimanche 25 avril à 20h, dimanche à 18h et relâche le lundi. 

Les voyageuses

conception et jeu : Carole Bruhin et Marie Probst
mise en scène : Dimitri Anzules
lumières : Claire Firmann
décors : Christian Métraux

Certaines femmes n’ont pas attendu le droit de vote, ou celui de porter des pantalons mais ont osé tenir tête aux carcans imposés et partir à la conquête du monde ! »

Carole Bruhin et Marie Probst, le duo du Collectif Touche Noire, présentent leur nouvelle création : un spectacle inspiré par les grandes voyageuses de l’histoire.

A travers leurs récits, leurs poèmes, leurs carnets de route, leurs correspondances, nous découvrons le courage, la détermination, la soif de liberté dont sont pétries ces grandes aventurières.

En passant par les déserts, les hauts sommets, les océans, mais aussi dans la rue juste à côté, vous partirez dans des contrées d’émotions en textes et en chansons.

Carole et Marie vous emmènent comme elles savent si bien le faire, avec complicité, humour et sensibilité dans leur voyage particulier.

Site internet : touchenoire.ch

Facebook : collectiftouchenoire

Extraits du spectacle précédent : https://youtu.be/RRjKhh6_Xzo


Par le Collectif Touche noire

Du mercredi 5 au samedi 8 mai à 20h

Madame f

Mathilde Cloux (jeu)
Fabian Gysling (mise en scène)
Ernesto Morales (musique)

Madame f observe le monde des humains. Amusée par nos têtes rivées sur les écrans, nos vies rythmées par les notifications, happés par les vidéos de chats et bombardés par les publicités, elle tourne en dérision nos comportements sur les réseaux sociaux. Si ça fait rire, ça pique aussi. Petit à petit, elle révèle sans ménagement tout ce qui dérange et qu’on aurait préféré laisser au fin fond de notre insouciance. 

Un spectacle sauvage, drôle et acide, pour rire à pleines dents et s’en prendre plein la figure. Alors, vous participez ?

 

 

Photo : PEMimages

Du mardi 11 au dimanche 16 mai à 20h
le dimanche à 18h
 
Bertolt Brecht : Pensées

Poèmes, ballades, récits, légendes, chansons

Un spectacle de Jean-Louis Hourdin, Philippe Macasdar et Karin Quintana

“Nos mères ne nous ayant pas
Mis au monde pour la souffrances
Nous nous sommes fait le serment
Tous ensemble de vivre heureux”.

Bertolt Brecht est né à Augsbourg en 1898. Il est mort à Berlin-Est en 1956. 58 ans durant lesquels, il n’a cessé d’écrire des poèmes et autres textes non dramatiques. C’est ce versant, moins connu, de l’auteur de l’Opéra de Quat’sous et de Mère Courage que ce projet donne à découvrir. Des neuf volumes édités en français à L’Arche, depuis trop longtemps épuisés, deux comédiens et une musicienne vont extraire quelques pépites.

Cet exercice n’ira pas de soi. Lesquelles choisir, comment et pourquoi, il y en a tant et tant ? Leurs hésitations en disent long à la fois sur eux et sur Brecht, le jeune, le vieux, le fils, l’amant, l’infidèle, l’asocial,
l’expressionniste, l’exilé, le chercheur, le marxiste, l’épique, le pathétique, le conteur…

De cette joute, faite d’accords et de désaccords, de tristesse et de joie, s’esquissera le portrait éclaté d’un artiste en perpétuel débat avec luimême et avec le monde.

Colporteurs de mots, clochards des plateaux, des rimes en poche, de la prose au coeur, c’est à une dérive dans « l’archipel Brecht » à laquelle nous vous convions.

Philippe Macasdar

 

Du jeudi 20 au dimanche 30 mai à 20h, relâche le lundi. 

E la nave va
de Stéphane Michaud

mise en scène : Stéphane Michaud
jeu : Pierre Hauser et Olivier Leutke
création sonore, musique et chansons : Emmanuel Bouvier

Deux amis, leur vie bien remplie, décident de partir ensemble six mois en voyage.

Or, sur le quai de la gare, l’un prend un train vers l’ouest, l’autre un autocar vers l’est… 

Ils entament alors, chacun de leur côté, un demi-tour du monde jusqu’à Whangamata en Nouvelle-Zélande…

Là-bas, ils ont prévu de se retrouver pour répondre à une question dont dépend la suite de leur relation…

Dans l’intervalle, ils s’écrivent…


Par la Cie Cyparis Circus

Du mardi 1er au dimanche 6 juin à 20h, dimanche à 18h

L’étendoir, écho d’un lavoir collectif

Conception et adaptation : Tamara Lysek et Alicia Packer
Co-écriture : Océane Forster
Jeu : Alicia Packer
Lumières et scénographie : Keyne Motte
Regard externe : Julien Barroche
Son : Trilog – Eric

Il y a un âge auquel on rencontre sa mère, plus ou moins tôt et plus ou moins chaotiquement, mais toujours dans le fracas d’une idole qui choit.

Une femme s’essore le crâne, repasse son ventre, et quelques circonvolutions de son cerveau. Dans le sous-sol de son immeuble, perchée sur la machine à laver, elle pose sur la sellette la figure de sa mère. Et puis tant qu’à laver à grande eau les mythes de son adolescence, tout y passe : sa féminité, son héritage physique et idéologique et cette question qui revient inlassablement, posée en défi : la libération sexuelle est-elle possible ?

Dans trois pièces et demie et une buanderie, il y a l’utopie de faire naître un grand besoin de mutualisme qui envahirait les culottes et les bouches.


Par la Cie Porte-Bagages

 

Du mardi 8 au dimanche 13 juin à 20h, dimanche à 18h 

Rhinocéros à l’oignon

de et avec Nathaly Leduc, Imogen et Ramona Karcher

Et s’il n’y avait rien en réalité ? Rien, qu’à la fin c’est tout. Comme si on peut faire tout à partir de rien, ou si on peut transformer rien en tout !

C’est comme ça que les médias fonctionnent, n’est-ce pas ? Ils sont capables … Mais je peux voir à travers tout cela !  Je ne suis pas influencé par l’opinion des autres. A quoi ressemble un Rhinocéros de toute façon ? J’imagine une corne, mais ils peuvent aussi avoir deux cornes, n’est-ce pas ? Peu importe…allons prendre un café et continuons à vivre comme si nous n’étions pas concernés.  

Aujourd’hui, nous vivons dans un monde où les médias sociaux et les hyperconnectivités créent des réalités contradictoires. Dans cette pièce, nous recontextualisons les Rhinocéros de Ionesco, écrits en 1959 à la vue de la montée du fascisme.  Avec des personnages absurdes et de l’humour, nous réfléchissons, rions et créons ensemble.

Nous décortiquons les Rhinocéros en forme d’oignon.

Par la Cie Coco Hanke

 

Du jeudi 17 juin au dimanche 4 juillet à 20h, relâche le lundi. 

Morrison’s blues

de Dominique Ziegler 

Jeu : Ludovic Payet et David Valère 

Ce texte raconte la rencontre fictive entre Jim Morrison et un bluesman noir, en 1969, au cours de laquelle les enjeux politiques et culturels de l’époque sont abordés sans fioritures… quitte à écorner le mythe du chanteur des Doors….

Le dispositif scénique reflétera le côté brut de cette confrontation. Un espace qui symbolise un trottoir ou une rue crasseuse américaine, et au loin la lumière jaunâtre d’un bar. Ce sera le cadre dans lequel ces deux marginaux symptomatiques de l’Amérique des années soixante, confronteront leurs points de vue et tenteront de percer le mystère Morrison.

La mal-nommée mondialisation n’est que l’expression triomphante du modèle économico-politique des USA. Un demi-siècle après la mort de Morrison, il est important de revenir sur le parcours de ce rebelle et sur les rêves que sa génération et lui portaient. 

Par la Cie des Associés de l’Ombre